Vendredi 16 septembre 2005
Ma vie en l'air - 07 sept 2005
- Acteurs principaux : Vincent Elbaz, Marion Cotillard, Gille Lelouche
- Réalisateur : Rémi Bezançon
- Durée: 1h43
- Genre : Comédie
- Français
L'histoire
Yann Kerbec, la trentaine, a perdu Charlotte ,un amour de jeunesse, à cause de sa phobie des avions, l'empêchant d'aller rejoindre sa bien-aimée. Depuis, il connait une vie sentimentale mouvementée, la présence de son meilleur ami,Ludo, créchant dans son appartement n'arrangeant pas forcément les choses. C'est dans ce contexte qu'il fait la connaissance d'Alice, sa nouvelle voisine. Alors qu'il est en passe d'oublier son amour de jeunesse perdue qui l'obsède encore 10 ans après, voilà que Charlotte refait son apparition.. Pour Yann, trentenaire immature et indécis, il va s'agir de faire des choix et de surmonter ses peurs.
Mon avis
Rafraichissante! Cette comédie francaise est incontestablement la bonne surprise de cette rentrée. Surfant sur la mode des comédies amoureuses des jeunes trentenaires, initiée par l'auberge espagnole et plus récemment les poupées russes qui ont connu le succès qu'on sait, Ma vie en l'air a le mérite de reposer sur un postulat de base original (la phobie des avions du héros). En découle un film qui tient la route scénaristiquement parlant, avec une évocation notamment des relations père-fils (avec des flashbacks du héros qui se souvient de son paternel) et on se plait plus particulièrement à suivre l'évolution de la personnalité du héros, tiraillé entre deux parties. Mis à part cela, il ne faudra cependant pas s'attendre à des personnages super complexes...mis à part le héros, assez torturé, les autres protagonistes sont pour la plupart des archétypes.
Mais n'oublions pas qu'avant tout, il s'agit d'une comédie. Et qu'à ce titre, le film remplit parfaitement son rôle : on rit non stop durant 1h43. La recette? Des personnages principaux drôles (mention TB à Gille Lelouche, Ludo dans le film, qui campe à la perfection l'ami casse pieds mais attachant du héros), des personnages secondaires tout aussi excellents (Didier Bezace qui joue Bruno Castelot, un commandant de bord maladroit, le fameux "économiseur de mots" - Cette scène restera longtemps dans les mémoires tant elle est drôle, même si on en a déjà un aperçu dans la bande annonce), des situations drôles qui s'enchainent à vitesse grand V (la journée type de Ludo, filmé en accéléré, les scènes dans le simulateur de vol, etc.). On est loin devant les poupées russes à ce niveau.
Les acteurs sont corrects (Marion Cotillard, aidée par sa voix éraillée et son charme naturelle qui la fait resplendir à l'écran, vous en conviendrez Messieurs) voires très bons (Gille Lelouche pour sa performance, mais aussi Vincent Elbaz; très expressif et très convaincant dans son rôle).
Du côté des points positifs, parlons un instant de la musique. Celle-ci accompagne bien le film et la BO est plus que correcte (signée Sinclair, donc pas n'importe qui...) mais on retiendra surtout le morceau de Jeanne Cherhal qui clôture le film. A l'image du film, cette chanson "ma vie en l'air" est dynamique, tonique et tous les adjectifs synonymes qui vont bien.
Alors le film parfait? Of course not, même si comme premier long métrage, le réalisateur Rémi Bezançon s'en sort avec les honneurs. Du côté des aspects négatifs, signalons une fin qui m'a parue quelque peu bâclée comparée au reste du film. Alors que l'ensemble du film se révèle très imaginatif (par les gags, les personnages, les situations, etc.), la conclusion déçoit par son côté beaucoup trop classique. On pourra regretter également une superficialité des personnages (mis à part le personnage principal), même si encore une fois, il s'agit d'une comédie et que de ce fait, il n'est pas forcément utile d'approfondir à fond les personnalités des protagonistes... mais bon, on aurait aimé avoir un peu plus d'informations sur les raisons de la phobie du héros, sur sa relation avec son père, sur la vie sentimentale de Ludo avec sa copine, etc. Mais je vous l'accorde, je pinaille quelque peu, mais après tant d'éloges, c'était presque obligé.
Conclusion
Si vous aimez les comédies, impossible de ne pas craquer devant ce film, si rafrachissant et revigorant. On ressort de la séance le sourire aux lèvres. Le film passe vraiment vite, trop vite presque, tant on ne s'ennuie pas une seconde. En bref, une comédie de haut vol.
Note
8.5/10
Par TigreRouge
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Dimanche 13 novembre 2005
Les chevaliers du ciel (Gérard Pirès) - 2005
On va passer le résumé du film, dispo ici.
Adapation au ciné de la BD bien connue, on pouvait craindre le pire. Les adapations de BD, comme de jeux vidéos, d'ailleurs, souvent, très souvent, mènent à des daubes sans nom... Et bien, finalement, ces chevaliers du ciel de Gérar Pires ne feront pas mieux que les autres.
Le scénario est très très faible, on pourrait s'amuser à compter le nombre d'incohérences du film. Tout est simplifié à l'extrême et ce ne sont pas les quelques rebondissements (prévisibles, un comble...) qui sauvent le tout.
Les dialogues sont très navrants, à la limite du ridicule, et le jeu des acteurs est bof, bof.
Alors que reste-t-il pour le film? Et bien, les scènes d'avions, assez fréquentes, et TOUTES sublimes, magnifiques, même pour quelqu'un comme moi qui ne cultive pas une fascination particulière pour les engins volants... A noter que ces scènes ont été tournées avec l'autorisation de l'Armée de l'air. On reste scotché au fauteil lorsque les avions enchainent loopings et autres manoeuvres acrobatiques. Ces scènes sont mises en valeur avec une bande-son qui colle bien, tantôt péchue, tantôt poétique.
Si le film avait été un long clip (20-30mins), cela aurait été parfait. Malheureusement, on est obligé de se coltiner un scénario ridicule et des personnages ridicules. Bref, un film très moyen. Dommage.
Note : 4/10
Par TigreRouge
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Dimanche 20 novembre 2005
Comme chaque année, Pirelli sort son calendrier avec ses poupées dedans. Pour la cuvée 2006, on retrouve y Gisele Bundchen, Guinevere Van Seenus, Karen Elson, Natalia Vodianova,Jennifer Lopez et Kate Moss qui ont posé sur la Côte d'Azur.
Pour les non VIP qui ne pourront jamais se procurer le calendrier version papier, l'ensemble des photos est dispo dans l'album photo du même nom. Il ne vous reste plus qu'à les imprimer et les scotcher sur votre calendrier La Poste que votre facteur ne manquera pas de vous vendre d'ici très peu de temps...et ce sera presque comme l'original.
Par TigreRouge
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Hell : Enfer en anglais. Se dit de la séance de cinéma qui, durant 1h40, projette le film éponyme.
Je ne sais pas pour toi, mais personnellement, j'ai toujours rêvé de devenir un jeune très con et très riche. La vie qui me fait fantasmer est justement exactement décrite dans le film :
- boire comme un trou, matin, midi et soir, accompagné ou non
- sniffer de la coke, matin, midi et soir, accompagné ou non
- sortir tous les soirs, aller à des fêtes dans des chateaux
- faire la course en Porshe dans Paris avec mon ami Youssef en BMW
- aller en Normandie entre midi et deux, en costard, pour faire trempette tout en contemplant le ciel et en mimant "Le Penseur"
- me coucher la nuit à même le sol de Neuilly par temps de pluie
- pouvoir faire du vélo dans mon salon, pouvoir nager dans la piscine dans mon appartement, pouvoir regarder un film dans ma salle de ciné perso.
- Etc, Etc
Même si le film enfile un collier de clichés donc, Les deux acteurs principaux sauvent les meubles car ils sont clairement irréprochables :
- Sarah Forestier, en jeune bourge friquée et désabusée : aussi crédible très certainement que Mimi Mathy devant jouer Hannibal Lecter. Elle impose sa touche d'originalité en gardant son "accent de banlieue" pour camper son rôle (il fallait oser!)
- Nicolas Duvauchelle, en jeune bourge friqué et désabusé: Ce qui est bien avec Nico, c'est qu'avec son répertoire d'expression faciale qui se limite à "cocker triste" et "connard brun ténébreux", il est tout de suite très crédible dans son rôle "je m'intéresse à rien, et je t'emmerde". En plus, ce qui est génial avec lui, c'est que les sourds sont au même rang que les entendants, tant parfois on a du mal à comprendre ce que le Monsieur nous dit, vu qu'il fait exprès de ne pas articuler et de parler dans sa barbe
Même l'affiche du film est admirablement choisie... "Moi, Lolita Pille, qui ai écrit un livre de M...., qui a donné ensuite un film de M...., avec des acteurs de M.... et un scénario de M....., je t'emM...."
Par TigreRouge
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Film sorti en 2003 (ou 2004?), Ma vie sans moi retrace la vie d'une jeune femme de 23 ans, mère de deux enfants et habitant dans une caravane avec son mari. Le film évoque deux mois de sa vie, les deux derniers en fait, puisque cette dernière est atteinte d'une tumeur incurable.
Vu en DVD ce soir, le moins qu'on puisse dire, c'est que ce n'est pas le genre de film qu'il faut voir quand on est dans un état mélancolique ou triste. C'est d'autant plus étonnant que les critiques parlaient souvent d'un film qui "donne envie d'aimer la vie". Certes... je n'ai pas dû voir le même film alors. Je n'en ressors pas avec un sentiment de pêche et d'extase incontrôlable. La morale de l'histoire? Dans l'affiche... "qu'attendez-vous pour réaliser vos rêves?" Et la réponse dans le film : "Mieux vaut s'y atteler avant d'être acculé par un médecin qui vous annonce votre mort dans les 2 prochains mois"....
N'empeche que le film est très juste, avec une actrice principale remarquable et une BO sublime, et des scènes dont on se souviendra sans doute longtemps (l'héroïne qui enregistre des messages posthumes pour les anniversaires de ses filles...). Un beau film, où la mort est omniprésente mais qui parle surtout de la vie... vie dont il faut profiter avant qu'il ne soit trop tard.
Mais très franchement, combien peuvent prétendre vivre leur vie chaque jour comme si c'était leur dernier?
Par TigreRouge
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