Zoom sur...

 
Visiteurs depuis le 07/03/06 :

Bienvenue sur le seul, l'unique, le vrai blog-de-plus d'OB. Original since 2005.
--- NOUVEAU BLOG:  LA SUITE DES AVENTURES PAR ICI!!!  ---
--- Pour un monde meilleur --- 

--- (ou au moins un blog meilleur) ---

Dimanche 18 septembre 2005
       The Big Picture  de Douglas Kennedy - 1996
                       (VF: L'homme qui voulait vivre sa vie - 1998)          

  • Genre : Drame

L'histoire
    Ben Bradford a tout pour être heureux : Une carrière professionnelle au sommet dans l'un des plus grands cabinets de Wall Street, une femme et deux enfants, une situation financière aisée, une petite maison dans une banlieue chic de NY...

    L'habit ne fait pourtant pas le moine. Pour en arriver à là, il a dû faire une croix sur sa principale passion, la photographie, dont il voulait en faire son métier, plus jeune. En découle une frustration latente qui se manifeste dans les moments difficiles de sa vie. Et des moments difficiles, il en connait, notamment à cause de son couple qui bat de l'aile. Sa femme, Beth, lui reproche tout simplement d'avoir ruiné sa vie en lui ayant conseillé de rester femme au foyer afin de pouvoir s'occuper de leurs enfants en bas âge et de pouvoir se consacrer pleinement à l'écriture. Cependant, Beth n'arrive pas à perçer en tant que romancière et se retrouve donc cantonnée au "simple" rôle de mère au foyer,rôle qu'elle n'arrive pas à assumer, elle qui aurait préféré une vie de femme active épanouie.

    C'est dans ce contexte peu joyeux que Ben découvrira que sa femme fréquente un autre homme, photographe amateur, qui plus est. C'est assurément la goutte d'eau qui fera déborder le vase et sur un excès de colère, Ben tuera l'amant... En quelques minutes, sa vie bascule dans le cauchemar. N'ayant pas la force de mettre fin à ses jours et ne voulant pas non plus finir en prison, notre héros va alors faire disparaitre le corps de l'amant, maquiller sa propre mort et s'enfuir loin de son univers... pour commencer une nouvelle vie en usurpant l'identité de celui qu'il a tué...



Mon avis
  
    Il s'agit assurément d'un livre qui se lit d'une traite. Comment ne pas être obnibulé par la vie du personnage principal, un homme ordinaire, qui sur un coup de folie, va faire basculer sa vie du tout au tout? On se retrouve facilement dans la vie du personnage, qui aurait pû être la nôtre. Par ailleurs, cette histoire est aussi celle de l'opposition entre vie rêvée et vie réelle, entre passion et raison. Qui n'a jamais été torturé entre les choix cornéliens qui se sont posés, entre vivre une vie incertaine de ses passions et opter pour une vie plus stable mais moins palpitante? Certes, certaines personnes arrivent avec brio à concilier les deux, mais beaucoup sont obligés de faire un choix, qui peut se révéler être le mauvais comme le bon. Notre héros, lui, a la "chance" de pouvoir recommencer une nouvelle vie mais il s'aperçevra que c'est loin d'être chose aisée, les fantômes du passé n'étant jamais bien loin...

    Ce livre se lit vite car mis à part le début un peu longuet, les évènements s'enchainent ensuite à vitesse grand V, impossible de s'ennuyer. La narration est par ailleurs dynamique puisque l'histoire nous est contée à la première personne. Exit les longues descriptions, place à l'action mais aussi à la psychologie du personnage principal, bien explicitée. L'histoire est extrêmement réaliste et fourmille de détails (notamment sur la manière concrète dont Ben usurpe l'identité de celui qu'il a tué), aidant à la cohérence de l'ensemble. On notera juste, au niveau des incohérences, qu'il semble un peu trop facile, avec un peu d'organisation, de se faire passer pour autrui aux Etats-Unis.


Conclusion
    L'histoire d'un homme ordinaire qui bascule dans l'extraordinaire. L'histoire d'un homme qui va se voir offrir la chance de recommencer de zéro une nouvelle vie et de pouvoir vivre pleinement ses passions. Mais à quel prix?
    Un livre palpitant, passionnant (surtout parce que l'histoire est terriblement réaliste et que le héros est M. Tout-le-monde) qu'on finit très vite mais qui restera longtemps dans les mémoires.
    A noter qu'un film, basé sur ce livre, devrait voir le jour prochainement...(Si vous avez plus d'infos à ce sujet, je suis preneur :))

Note
    9/10
   
Par TigreRouge - Publié dans : Tout Lu
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander
Samedi 17 septembre 2005
Paris,rame 4 du métro,station Odéon, 8h15...
    J'attends sur le quai le métro pour rejoindre la gare du Nord pour y prendre le TGV. Le métro arrive en station, s'arrête. J'ouvre les portes de la toute première rame. Devant mes yeux s'offre un spectacle bien singulier : un homme est allongé, le ventre à terre, à même le sol de la rame. Ma première reflexion : "Il est saoûl et dort". Après tout, les passagers déjà dans la rame, ceux qui montent en même temps que moi, ceux qui en descendent, tous ne semblent y prêter plus d'attention. Ne sachant trop quoi faire ni vraiment trop quoi penser, je le regarde un très court moment avant d'aller décider de m'asseoir un peu plus loin dans la rame.

    Mais voilà, une fois assis et en essayant de reprendre a lecture de mon livre, je ne peux m'empêcher de penser à cette personne et surtout à ma réaction, ou plutôt à ma non-réaction. J'ai vu une personne sûrement en détresse, qui au mieux s'est endormi, mais qui sait? Si toutes les personnes qui l'ont vu pensent également de cette façon alors que ce n'est pas le cas? Comment peut-on rester autant indifférent devant la détresse manifeste d'une personne? Et pourtant, si l'histoire m'avait été raconté, j'aurai sûrement imaginé une autre réaction de ma part, une autre réaction que l'indifférence la plus totale... Mais les "faits" sont bien là : J'ai préféré mettre un maximum de distance entre cette personne étendu sur le sol de la rame d'un métro et moi plutôt que de m'embêter à essayer de me préoccuper de son sort... A aucun instant, en le voyant en montant dans la rame, j'ai songé à me demander s'il avait besoin d'aide, s'il était en difficulté ou non... Un simple constat lié au fonctionnement de mes nerfs optiques, qui ont envoyé l'information à mon cerveau qui n'a pas jugé bon d'en savoir davantage... I'm an asshole...
Triste réalité, triste banalité, puisque manifestement, les autres personnes ne s'intéressaient davantage à son cas...

    Après ce fort sentiment de remords, j'ai quand même pris la peine d'en avertir la conductrice du métro une fois arrivé à ma station. Un "merci beaucoup" sincère n'a fait qu'effacer en partie mon sentiment de culpabilité.
Par TigreRouge - Publié dans : Tout Vécu
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander
Vendredi 16 septembre 2005
                   Ma vie en l'air - 07 sept 2005  
  • Acteurs principaux : Vincent Elbaz, Marion Cotillard, Gille Lelouche
  • Réalisateur : Rémi Bezançon
  • Durée:  1h43
  • Genre : Comédie
  • Français
L'histoire
    Yann Kerbec, la trentaine,
a perdu Charlotte ,un amour de jeunesse, à cause de sa phobie des avions, l'empêchant d'aller rejoindre sa bien-aimée. Depuis, il connait une vie sentimentale mouvementée, la présence de son meilleur ami,Ludo, créchant dans son appartement n'arrangeant pas forcément les choses. C'est dans ce contexte qu'il fait la connaissance d'Alice, sa nouvelle voisine. Alors qu'il est en passe d'oublier son amour de jeunesse perdue qui l'obsède encore 10 ans après, voilà que Charlotte refait son apparition.. Pour Yann, trentenaire immature et indécis, il va s'agir de faire des choix et de surmonter ses peurs.


Mon avis
    Rafraichissante! Cette comédie francaise est incontestablement la bonne surprise de cette rentrée. Surfant sur la mode des comédies amoureuses des jeunes trentenaires, initiée par l'auberge espagnole et plus récemment les poupées russes qui ont connu le succès qu'on sait, Ma vie en l'air a le mérite de reposer sur un postulat de base original (la phobie des avions du héros). En découle un film qui tient la route scénaristiquement parlant, avec une évocation notamment des relations père-fils (avec des flashbacks du héros qui se souvient de son paternel) et on se plait plus particulièrement à suivre l'évolution de la personnalité du héros, tiraillé entre deux parties. Mis à part cela, il ne faudra cependant pas s'attendre à des personnages super complexes...mis à part le héros, assez torturé, les autres protagonistes sont pour la plupart des archétypes.
 
     Mais n'oublions pas qu'avant tout, il s'agit d'une comédie. Et qu'à ce titre, le film remplit parfaitement son rôle : on rit non stop durant 1h43. La recette? Des personnages principaux drôles (mention TB à Gille Lelouche, Ludo dans le film, qui campe à la perfection l'ami casse pieds mais attachant du héros), des personnages secondaires tout aussi excellents (Didier Bezace qui joue Bruno Castelot, un commandant de bord maladroit, le fameux "économiseur de mots" - Cette scène restera longtemps dans les mémoires tant elle est drôle, même si on en a déjà un aperçu dans la bande annonce), des situations drôles qui s'enchainent à vitesse grand V (la journée type de Ludo, filmé en accéléré, les scènes dans le simulateur de vol, etc.). On est loin devant les poupées russes à ce niveau.

    Les acteurs sont corrects (Marion Cotillard, aidée par sa voix éraillée et son charme naturelle qui la fait resplendir à l'écran, vous en conviendrez Messieurs) voires très bons (Gille Lelouche pour sa performance, mais aussi Vincent Elbaz; très expressif et très convaincant dans son rôle).

    Du côté des points positifs, parlons un instant de la musique. Celle-ci accompagne bien le film et la BO est plus que correcte (signée Sinclair, donc pas n'importe qui...) mais on retiendra surtout le morceau de Jeanne Cherhal qui clôture le film. A l'image du film, cette chanson "ma vie en l'air" est dynamique, tonique et tous les adjectifs synonymes qui vont bien.

    Alors le film parfait? Of course not, même si comme premier long métrage, le réalisateur Rémi Bezançon s'en sort avec les honneurs. Du côté des aspects négatifs, signalons une fin qui m'a parue quelque peu bâclée comparée au reste du film. Alors que l'ensemble du film se révèle très imaginatif (par les gags, les personnages, les situations, etc.), la conclusion déçoit par son côté beaucoup trop classique. On pourra regretter également une superficialité des personnages (mis à part le personnage principal), même si encore une fois, il s'agit d'une comédie et que de ce fait, il n'est pas forcément utile d'approfondir à fond les personnalités des protagonistes... mais bon, on aurait aimé avoir un peu plus d'informations sur les raisons de la phobie du héros, sur sa relation avec son père, sur la vie sentimentale de Ludo avec sa copine, etc. Mais je vous l'accorde, je pinaille quelque peu, mais après tant d'éloges, c'était presque obligé.


Conclusion
    Si vous aimez les comédies, impossible de ne pas craquer devant ce film, si rafrachissant et revigorant. On ressort de la séance le sourire aux lèvres. Le film passe vraiment vite, trop vite presque, tant on ne s'ennuie pas une seconde. En bref, une comédie de haut vol.

Note
    8.5/10
   
Par TigreRouge - Publié dans : Tout Vu
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Vendredi 16 septembre 2005
Loin de moi l'idée de vouloir expliquer le "phénomène blog" ici. Les motivations de chacun sont diverses et variées et je ne m'aventurerai pas en explications obscures... Ce post n'a d'autre intérêt que de vous exposer mes raisons propres.

Pour ma part, mon unique motivation est de donner mon avis sur ce qui m'entoure, faire partager mes coups de coeur, mes coups de gueule. Lorsque j'ai aimé un livre, j'ai envi que d'autres le découvrent également, lorsque j'ai aimé un film, j'ai envi que d'autres aillent le voir également, lorsque j'adore une chanson, j'ai envi que tout le monde l'écoute. Je ne pense pas être la seule personne à réagir de la sorte (rassurez-moi :)). On n'aurait pas idée d'harenger des inconnus dans la rue pour leur parler de nos derniers coups de coeur...
Le blog est parfait,lui, dans ce rôle de moyen de partage à "grande echelle".

Quant aux coups de gueule, le blog représente alors,selon moi, plus un défouloir qu'autre chose, et on écrit autant pour soi que pour "informer" les autres; ça fait du bien de gueuler un bon coup parfois, vous en conviendrez.

Enfin, vous parler de ma vie, très peu pour moi, je ne suis pas le genre à déballer ma vie de cette manière... fans de journaux intimes, c'est loupé :). Mais qui sait, il est toujours possible de lire entre les lignes...



Par TigreRouge - Publié dans : un-blog-de-plus
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Vendredi 16 septembre 2005
Un-blog-de-plus...
Au moins, cela a le mérite d'être clair, n'est-ce pas? :) J'aurai aimé pouvoir vous offrir des photos de paysage de bout du monde, vous parler de ma vie trépidante, comme sur certains autres blogs, mais malheureusement, à moins que vous ne soyez sensibles aux paysages du genre "métro parisien","centre commercial", "bureau", je n'aurai que peu de choses à vous faire partager de ce côté. Il faudra donc vous contenter de bribes de vie, de mes avis éclairés(si, si, je vous assure) sur de la musique, des films, des livres,etc...
Si vous êtes sages, il se pourrait que je vous dévoile même un peu de moi-même... Bref, en résumé : un contenu ultra-classique pour un blog-de-plus, qui l'eût-cru?

Par TigreRouge - Publié dans : un-blog-de-plus
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander

Tout entendu

Tout vu

Calendrier

Novembre 2009
L M M J V S D
            1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30            
<< < > >>
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés