Ok. J'ai atteint un nouveau palier là.
L m'avait sorti il n'y a pas longtemps que j'étais un bon parti. L se trompe, la pauvre. En même temps, tous les gens que je connais le savent, j'ai aucun problème avec ça. C'est peut-être ça
qui commence à me faire vraiment peur, plus que le montant en lui-même. Le fait de ne pas flipper plus que ça. Alors que je devrais, très franchement. Les impôts, c'est quand même
bientôt...Il va vraiment falloir que je commence à modifier ma façon de gérer l'argent...
Tu vois le mur droit devant, et tu ne freines pas...limite, tu accélères. C'est tout moi ça, suis-je vraiment irrécupérable?
Ce blog se meurt. J''en suis navré pour les quelques personnes qui suivent de près ou de loin le blog. Ce n'est pas faute de sujets
d'articles, mais de temps je dirai. Je mentirai en disant que je n'ai pas une minute pour écrire ici, mais quand je l'ai, je n'ai pas forcément envie de le consacrer au blog (tu peux me huer chez
toi, devant ton écran, là tout de suite).
En ce moment, en fait, depuis quelques mois, ma vie est plutôt comme je souhaite qu'elle soit : Elle passe à une vitesse infernale. En journée, le boulot passe à un rythme assez
hallucinant, je n'arrête pas. Les journées n'en sont pas plus longues pour autant, mais cela se traduit par exemple par des déplacements plus fréquents (vendredi à Grenoble, demain à Lyon...). Et
les soirs et week-end sont rythmés par des soirées avec des amis, avec elle, des anniversaires, des bars, des pendaisons de crémaillère, des cinés, des concerts,... Ce soir étant le contre-exemple,
où je suis posé chez moi, écoutant tranquillement l'album de Justice, et devant la soirée législative.
J'aurai donc plein de choses à dire ici. Tiens, par exemple, je pourrai parler du concert des Daft Punk de jeudi dernier. Les concerts se finissent souvent bien plus tôt qu'on ne
l'aurait souhaité, et c'était particulièrement vrai ici. 1h30 de mix des Daft Punk, c'est short, même si ce fut 1h30 de pur délire (pour toi qui suit le blog de façon régulière, sache que j'ai
réussi à refourguer mes places... au même prix que je les ai achetées. Bénéfice de 0%, qui dit mieux?). L'après concert fut également singulier: Posé seul dans un bar juste à côté du palais
omnisport de Bercy, je me suis fait branché par 3 adolescentes (17 ans... hum...), alors qu'un ami avec qui j'ai été au concert était parti nous chercher un grec. C'est rigolo, je fais
définitivement beaucoup plus jeune que mon âge réel (en réalité, j'ai 60 ans, pour info). Et d'ailleurs, j'ai plein de nouvelles connaissances qui n'ont pas atteint les 20 ans.
Enfin, "plein" est exagéré puisqu'à côté de ça j'ai en fait rencontré plein de nouvelles connaissances tout court. Des amis d'amis. Des amis d'amis d'amis. Et même des anciens potes de lycée,
d'Ecole. Des gens dont tu avais jusqu'à oublié le prénom, que tu prends plaisir à revoir (pas vrai pour tous, certes), et dont tu te maudis d'avoir pas essayé de garder plus contact que ça.
Passant du coq à l'âne, un des petits plaisirs actuellement est d'enchainer les bars et autres terrases de café (quand le temps capricieux le permet). Qu'est-ce que c'est reposant
et agréable de se poser devant un café, un cocktail, et de discuter de tout et de rien avec une copine ou un pote, sans voir le temps passé, et en allumant clope sur clope (ok, ça, c'est pas trop
bon quand même...). Bon, après il peut y avoir des dérapages comme quand l'alcool monte plus vite que tu ne le pensais à la tête de ton collègue, et que tu es obligé ensuite de faire chaperon
jusqu'à chez lui (encore un autre truc qui aurait été marrant de raconter ici). Mais la plupart du temps, c'est vraiment agréable. Je ne m'en lasse pas.
Les soirées non plus. Surtout quand elles sont aussi variées que celles auquelles je peux aller. Tu passes une soirée paisible, uniquement à discuter avec des anciens amis que tu
n'avais plus vu depuis bien longtemps, et le lendemain soir, autre soirée, autre ambiance, où tu ne connais plus que 3 personnes sur les 30 présentes, et où musique trop forte, alcool et substance
illicite (douce substance néanmoins...) se mélangent allégrement. Divertissant.
Bref, ça speede (pas très beau comme verbe) et ça tombe bien, parce que c'est dans ces moments-là que j'ai vraiment l'impression de vivre. Mais paradoxalement, cette succession de journées de
boulot qui passent à 1000 à l'heure, cette enchaînement de fêtes, de visages rencontrés me laissent parfois un sentiment de vide.
D'abord, il y a L, que j'ai toujours envie de voir et d'entendre et quand ce n'est pas possible, je me meurs presque. Mais bon, ça c'est pas nouveau comme sentiment. Je l''ai déjà
vécu, et j'y ai déjà survécu.
Ensuite, il y a les questions que parfois tu te poses . Des questions du genre: "Il est où le sens dans ta vie, en fait"? "C'est quoi le but de ta vie"? Et bah, j'en sais fichtrement
rien. Je n'ai pas envie de me poser. Est-ce que j'ai au contraire envie de vivre comme un éternel ado ou jeune actif toute ma vie? Non plus. Je ne sais donc pas. Et parfois, ça me fout
grave la trouille (oh zyva, mes origines du 7-8 ressurgissent). Alors, j'essaye de ne pas trop y penser mais parfois ça pèse quand même.
Tout ça pour dire que je suis loin d'être malheureux (de toute façon, je l'ai jamais été, c'est cool ça), mais j'arrive pas non plus à être en extase. Pourtant, à part mon compte en banque qui fait
sacrément grise mine, tout va pour le mieux, et exactement comme j'en avais toujours rêvé: L, les ami(e)s, les soirées, le boulot intéressant... Et pourtant, et pourtant.
Si tu as une suggestion ou un remède Docteur, je suis preneur. Même si je ne me fais guère d'illusion sur le nombre de commentaires sur cet article (ça, c'est le petit truc
classique pour t'inciter à en poster un). Les articles les moins commentés, c'est toujours ceux qui parlent de toi. Normal en même temps, je me mets à ta place, c'est difficile de dire un truc sur
la vie d'autrui, autrui que tu connais uniquement qu'à travers des lignes (bon, c'est pas tout à fait vrai, certains lecteurs ou lectrices me connaissent en vrai - ça aussi, c'est une incitation au
commentarisme, tu peux revendiquer fièrement le fait que tu me connaisses, si tant est que c'est le cas). C'est aussi une des raisons pour laquelle je poste moins régulièrement : les seuls trucs
dont je pourrai parler sont les événements notables qui jalonnent ma vie, et donc, c'est pas forcément intéressant à lire, enfin, il me semble (corrige moi si je me trompe, hop, encore une perche
de tendue).
PS1: Ecoute moi cette chanson de Justice, tu m'en diras des nouvelles...Personnellement, je trouve ça tout simplement excellent, ils sont d'ailleurs en concert le 6 juillet au
Carrousel du louvre (avec d'autres artistes) et j'ai déjà mes places. Si tu es aussi intéressé, fais vite, les places partent relativement rapidement.
Le clip est aussi énorme :
PS2: Si tu as vu au cinéma El Camino de San Diego récemment, merci de me raconter le film. Je me suis endormi par intermittence durant la séance (non pas que le film soit mauvais,
à priori loin de là), et la copine avec qui j'ai été n'a pas daigné me raconter l'histoire (ok, je sais que cela ne se fait pas de s'endormir au ciné, mais parfois, ça ne se maitrise pas...).
Lundi de la pentecôte, le moment idéal pour faire sa déclaration d'impots 2006 (et puis on n'a plus beaucoup de temps là...)
Grand moment puisqu'il s'agit pour ma part de la première! (tu peux pas imaginer comment ça me fait plaisir de filer mon 12ème mois à l'Etat...Enfin, c'est pour aider des gens il paraitrait. C'est
vrai que l'entretien du yacht de notre cher président, ça douille... Et puis merde quoi, c'est pas comme si on me taxait pas déjà de l'argent tous les mois, la fameuse différence entre salaire brut
et net).
Allez, immortalisons ce moment dans un article de plus.
Donc, zou, direction le site impots (trouvé par google). Pas trop mal foutu, il y a même un bouton "déclarer en ligne". Hop. Première question et je suis déjà mort : numéro fiscal qu'il me demande.
Qui figure "en bas de la page 1 de votre déclaration". Zut. De quoi il me parle? La déclaration, c'est pas ce que je suis en train de faire là? Après de longues minutes de reflexion (il faut
comprendre le contexte, il est vachement tôt après un week-end amputé de beaucoup d'heures de sommeil...il me faut du temps pour comprendre), je comprends que le site doit parler de la déclaration
de l'année dernière. Que je n'ai pas. Fantastique. Bon, et maintenant, je vais faire comme tout bon français (on est réputé pour ça) : maintenant que je me suis cassé les dents, je vais lire la
notice, la FAQ du site quoi.
Et là, à mon plus grand damne (ça s'écrit comme ça?), j'apprends que je ne peux pas faire ma première déclaration en ligne. Sauf si j'ai reçu le mois dernier un mail du gouvernement m'indiquant le
contraire. Mwé. Je ne l'ai pas vu passer celui là. A moins qu'il soit passé directement en spam. Bon, tout va bien. Il me reste plein plein de temps pour déclarer mes revenus en papier. On est le
28 et le mois compte 31 jours non?
En plus, génial, on peut même pré-remplir le formulaire qui va bien (le numéro 2042 pour information) directement sur Internet et puis l'imprimer ensuite. Parfait ça. Me reste plus qu'à trouver une
imprimante en fait (...).
Bon, pré-remplissons:
- Situation de famille: Va pour "célibataire (ou vivant en union libre"). C'est quoi vivre en union libre? C'est vivre avec Christine Bravo?
- Redevance audiovisuelle : Tiens, ils me demandent même si j'ai une TV. Ca va augmenter ce que je leur devrai?
- Adresse au 1er janvier 2007 - A ce domicile vous êtes propriétaire, locataire ou occupant à titre gratuit : Ca c'est une idée que je devrai soumettre à ma proprio. "Ca ne te dirait pas que
j'occupe ton appart à titre gratuit? Allez, euhhhh.. A titre d'un ticket de métro alors?"
-"Vous êtes célibataire et vous vivez seul(e) avec votre (ou vos) enfant(s) ou des personnes invalides recueillies sous votre toit : Ah oui, on m'en avait parlé. Faut que je trouve rapidement des
personnes invalides que je recueillerai...
Fin de la déclaration : "Si vous voulez conserver les données que vous avez précédemment saisies dans le formulaire pour un usage ultérieur, vous devez enregistrer votre formulaire avant de
l'ouvrir, cliquez ensuite sur ce fichier enregistré au format fdf, tout en restant connecté pour visualiser votre déclaration." : Mais bien sûr. Tu me la fais en plus clair?
Bon, enregistré. Enfin, ça a merdé. Et j'ai du tout redéclaré. Enfin, pour ce que je remplis. Me voilà maintenant avec ma déclaration pré-remplie. Me reste plus qu'à l'imprimer au boulot et à
l'envoyer. Dès que je mettrai la main sur l'adresse de mon centre d'impôts.
Bah voilà, c'était pas si sorcier après tout. Juste ne pas oublier maintenant de l'envoyer... Et puis payer 2710€ à l'Etat, ça met toujours de bonne humeur pour la semaine, non?
Putain. Si, si, j'ai le droit d'être grossier ce soir.
Première raison : on est lundi. J'aime pas le lundi. Parce que techniquement, c'est quand même le jour de la semaine le plus éloigné du week-end (je sais que ce blog est toujours une grande source
de sagesse pour vous tous, la preuve encore avec cette dernière phrase). Parlons en d'ailleurs de cette semaine. Il est passé où le jour férié là? Non parce que moi je m'étais habitué à mon petit
jour férié et à mes horaires décalés de sommeil en conséquence (comprends 5h-14h). 5 jours man, CINQ. Mais comment je vais tenir jusqu'au week-end moi, hin? Est-ce que la personne qui décrète les
jours fériés a pensé une seule seconde à ma santé mentale, hin? Je lui en toucherai bien deux mots moi.
Deuxième raison: 3h de trajet pour rentrer du bureau, c'est pas humain. Non, pourtant, je bosse pas à perpét-les-oies de Paris. Je suis aux Ulis. Si, si, tu sais, là où a grandi Thierry Henry le
footballeur (je suis sûr que c'est même évoqué dans les brochures de l'office de tourisme de la ville). A 40 minutes de Paris en voiture, 1h en transport en commun. Sauf que ces c******* de bus,
ils ont pas daigné circuler ce soir-là. Si j'avais su ce matin, j'aurai pas daigné non plus venir travailler tiens. Mais voyons le bon côté des choses: j'ai pu assister à des trucs marrants. C'est
vrai quoi, une personne qui attend un bus trop longtemps, ça peut devenir très bizarre parfois. Je t'assure.
Il y a d'abord les gens qui font du stop. Et il y a les voitures qui s'arrêtent pas. D'autres qui s'arrêtent. Sympa mais risqué. Sauf si tu aimes, une fois arrêté, voir ta voiture assiégée par une
dizaine de personnes impatientes. Tu vois les films de Zombie de Romero où les zombies tentent de déloger les pauvres humains d' un bus? Et bien là, c'est pareil. Intéressant.
Il y a aussi les gens qui dans un élan désespéré, se mettent au travers de la route, espérant arrêter une voiture. C'est pas forcément l' idée du siècle quand ces voitures roulent à plus de 70km/h.
Enfin, ce n'est que mon avis à moi.
Il y a aussi les gens qui tentent de détourner des bus qui vont à d'autres endroits. On sait jamais, peut-être qu'en demandant (très) gentiment au conducteur de bus, il va accepter de faire un
crochet. On sait jamais.
Bref, que de gens marrants. Faut dire, au moins, eux, ils essayent de trouver un moyen pour rallier leur chez eux. C'est pas comme d'autres (comme moi) qui s'assoient en tailleur à même le
trottoir, fumant clope sur clope. J'aurai pu tenir longtemps encore, il me restait un demi-paquet. Facile. Un sitting, ya que ça de vrai pour résoudre les problèmes du monde.
Bref, lundi soir, et ça me lourde déjà. Mais voyons encore le bon côté des choses : demain, ça pourra pas être pire. Enfin, je crois.
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Sinon, rien à voir, mais je vais pas m'embêter à faire un second article, voici en vrac quelques chansons qui méritent le détour et que je me passe en boucle (en plus, 3h de transport, tu as
largement le temps) :
Beck - Eveybody's gotta learn sometimes
Tiré de la BO d'Eternal Sunshine of the Spotless Mind, film avec Jim Carrey de Gondry. Je l'ai revu ce week-end, il est vraiment énorme ce film. La musique de Beck tout autant, le genre de musique
qui te hante, même quand tu ne l'entends plus.
Dans un tout autre genre, le dernier morceau d'Arctic Monkeys : Brianstorm.
Ca détonne, ça bouge de partout, et tu te surprends à bouger de partout aussi. Rien à faire des autres gens en costard qui te regardent bizarrement dans le métro ensuite. Oui Monsieur, moi aussi je
suis en costard, ça m'empeche pas d'apprécier la vraie musique quand elle est bonne (bonne, bonne, bonne...). A ecouter à fond très tôt le matin ou très tôt le soir.
Et dernier coup de coeur musical : c'est brésilien, c'est un brin décalé, ça s'appelle CSS, pour Cansei de Ser Sexy. On aime ou on aime pas. Moi, personnellement, j'ai trippé comme
il fallait ce week-end avec leur album, et plus particulièrement sur ce morceau, intitulé "Let's make love and listen to death from above". A consommer sans modération.
Le problème quand on se réveille vers midi, c'est que, forcément, le soir ensuite, le sommeil se fait plus difficile à trouver. Tout irait bien si tu pouvais faire le
pont comme tous ces gens, mais non, même pas. Moi, en tant que bon citoyen français, j'adopte déjà les préceptes si chers à notre nouveau président : je travaille plus pour gagner autant.
M'enfin, là n'est pas le sujet de l'article, on me parle déjà suffisamment tous les jours de politique pour que j'en rajoute à mon tour.
Non, la question existentielle que je me pose ce soir, à 2h du matin, est la suivante. J'écoute vraiment beaucoup de musique, que ce soit à la radio, sur un lecteur MP3, des CD, des MP3, même
parfois avec la TV allumée, bref, je suis plutôt un bon client.
Et parfois (souvent), j'ai l'mpression que la musique que j'écoute à un moment donné influence mon état d'esprit du moment. Je me suis toujours dit que c'était plus ou moins vrai
mais là, ce soir, une autre hypothèse m'est apparue : est-ce que ça ne serait pas plutôt mon état d'esprit du moment qui ferait que j'écoute plus tel ou telle musique?
je viens ainsi de me rendre compte que le CD de Hooverphonic est remontée dans ma pile de CDs, avec notamment ce morceau:
A mon avis, le CD n'est pas remonté par hasard, la musique collait avec l'humeur du moment, et puis ensuite c'est le cercle vicieux (ou vertueux, c'est selon) : la
musique colle avec l'humeur et renforce l'humeur dans laquelle tu es. Et plus tu écoutes cette même musique et plus ça renforce ton humeur du moment. Je ne sais pas si je suis très clair, en même
temps, à 2h du mat', je pourrai faire difficilement mieux.
Bref, ce n'est que mon modeste avis, et je serai curieux de savoir ce que tu peux en penser (tu peux aussi ne rien en penser et t'en moquer complètement)...
PS: Bon, OK, l'article me permettait surtout de placer cette magnifique chanson des Hooverphonic
PS2: Je répondrai aux commentaires d'ici la fin de la semaine.
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